Mardi 27 octobre 2009

L'histoire: Johannesburg, 28 ans plus tôt, un vaisseau extra terrestre s'égare dans le ciel africain.
Ne sachant comment repartir, les autorités terrestres décident de se charger de la situation. Mais elles se retrouvent vite à céder le dossier à la MNU, une société privée qui décide de les
parquer dans un sordide camp de réfugiés afin de pouvoir étudier leur armement. Mais le camp devient une gêne pour la ville, et va être transféré hors de celle-ci. Durant l'opération de
transfert, un agent de la MNU, Wikus Van Der Merwe, est accidentellement aspergé par une substance extra-terrestre qui va le transformer peu à peu en alien. Dès lors, le voilà pourchassé par
son employeur qui voit ici une occasion de l'étudier sous toutes les coutures afin de pouvoir peut être enfin maîtriser l'armement extra-terrestre...
Un film sorti de nulle part ? Pas tout à fait. Déjà parce qu'il est produit par Peter Jackson. Et un film produit par le réalisateiur d'une des adaptations cinématographiques les plus célèbres ne peut passer inaperçu. En revanche, le réalisateur, lui, est quasi inconnu du grand public. On le connaitra pour quelques pubs, et surtout des courts métrages se déroulant dans l'univers du jeu vidéo Halo. C'était donc tout naturellement que Peter Jackson avait fait appel à lui comme réalisateur pour son futur projet d'adaptation du même jeu pour le cinéma. Mais suite à des déboires financières autour de la licence, le projet ne voit pas le jour. Plutôt que de s'arrêter là et stopper leur collaboration, Jackson encourage Neil Blomkamp a réaliser son propore projet. Et cela donne ce District 9.
Alors que personne n'a eu connaissance du projet jusqu'à la sortie des premiers trailers, le buzz se mit très rapidement en marche dès lors qu'on s'aperçut que le film fut vendu sous l'aspect "cinéma vérité" à la Cloverfield, encore très en vogue à l'époque. La différence par rapport à ce dernier, c'est que les bandes annonces semblaient vendre un film sous la forme d'un documentaire. Forme assez originale pour un film de science fiction. La perspective d'un nouveau Cloverfield-like a fait donc marcher la machine à buzz internet à plein tubes. On peut y voir, certes, une façon opportuniste de vendre le film en surfant sur la vague du moment, mais paradoxalement, ça a servi le film, car le résultat final est tout à fait différent.
Car en effet, le cinéma vérité vanté dans les bandes annonces ne dépassera pas le premier quart d'heure du film. De même que la présence des aliens n'est pas véritablement le sujet principal du film. Ce dernier débute sous la forme d'un documentaire suivant le transfert du camp de réfugiés aliens. Et ce qui s'avérait une idée assez alléchante dans les trailers nous fait, au départ, quelque peu déchanter. Le tout s'enchaîne de manière extrêmement brouillonne, avec des scènes très courtes, très agitées, rendant tout cela pénible à suivre, presque épuisant, comme si l'histoire allait trop vite pour nous. La promesse de l'idée originale était en train de perdre pied. Mais à la fin de ce premier quart d'heure, la forme du documentaire est totalement abandonnée, pour laisser place à un film plus classique. Mais avec quelle maîtrise.
Ce changement s'opère dès lors que Wikus est contaminé. Exit alors les interviews des intervenants de l'affaire, et le suivi de ce camp très particulier, on suivra désormais les malheureuses péripéties de cet anti-héros et des liens qu'il va tisser avec certains de ces habitants. Le rythme frénétique décrit pour le premier quart d'heure du film ne va pas ralentir, mais va devenir plus limpide, nous laisant finalement grimper dans le train en marche. Et quel bonheur cela va être. Car si en effet, l'histoire s'avère assez classique (on en déplorera même quelques lourds clichés comme des relations pères fils parfois larmoyantes (même avec des aliens, le résultat est le même qu'avec des humains), ou l'image finale...), la réalisation ne fait que remarquablement la servir. Le film soutient une tension permanente que le spectateur se prend en pleine face, et qui ne la lâchera plus jusqu'au dénouement. L'action monte crescendo et nous fait véritablement vivre cette chasse à l'homme comme si nous y étions plongé en plein coeur. Le fait que Wikus soit un mec un peu manche , un véritable anti-héros, renforce cet attachement du spectateur. Le point d'orgue de cette avalanche de frénésie sera la course poursuite finale, véritablement jouissive.
Pour un premier essai sur grand écran, celui de Neil Blomkamp est largement transformé, nous servant là un film de science fiction et d'action de haute volée. Certains y retiendront le message humanitaire de celui-ci, mais il est tellement surligné qu'au final ce n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant. On retiendra vraiment toute cette frénésie d'action trépidante et variée qui accroche le spectateur de bout en bout. A mettre véritablement entre toutes les mains, même à ceux que le genre "film d'extra-terrestre" rebute, traumatisés par Independance Day, car le film est assez malin pour ne pas se concentrer uniquement sur cet aspect. Le film n'est pas parfait (on regrettera vraiment ce début d'une lourdeur chaotique), mais nous envoie des jets constamment en pleine face comme un manège lancé à pleine vitesse. Bref, au cas où vous ne l'auriez pas compris, ce film n'est certes pas ce qu'on appelle un bijou, ou un chef d'oeuvre, mais une telle avalanche d'action jouissive et un divertissement d'une telle qualité fait qu'il marquera durablement les esprits.
Les + :
- Complètement jouissif.
- De l'action à n'en plus finir et très variée.
- Des personnages attachants.
- La course poursuite finale!
- Un postulat de base assez original...
Les - :
- ... mais au final traité de manière assez classique.
- Un début assez lourd.
- Des clichés sentimentaux.
- Un doublage assez médiocre.
Un film sorti de nulle part ? Pas tout à fait. Déjà parce qu'il est produit par Peter Jackson. Et un film produit par le réalisateiur d'une des adaptations cinématographiques les plus célèbres ne peut passer inaperçu. En revanche, le réalisateur, lui, est quasi inconnu du grand public. On le connaitra pour quelques pubs, et surtout des courts métrages se déroulant dans l'univers du jeu vidéo Halo. C'était donc tout naturellement que Peter Jackson avait fait appel à lui comme réalisateur pour son futur projet d'adaptation du même jeu pour le cinéma. Mais suite à des déboires financières autour de la licence, le projet ne voit pas le jour. Plutôt que de s'arrêter là et stopper leur collaboration, Jackson encourage Neil Blomkamp a réaliser son propore projet. Et cela donne ce District 9.
Alors que personne n'a eu connaissance du projet jusqu'à la sortie des premiers trailers, le buzz se mit très rapidement en marche dès lors qu'on s'aperçut que le film fut vendu sous l'aspect "cinéma vérité" à la Cloverfield, encore très en vogue à l'époque. La différence par rapport à ce dernier, c'est que les bandes annonces semblaient vendre un film sous la forme d'un documentaire. Forme assez originale pour un film de science fiction. La perspective d'un nouveau Cloverfield-like a fait donc marcher la machine à buzz internet à plein tubes. On peut y voir, certes, une façon opportuniste de vendre le film en surfant sur la vague du moment, mais paradoxalement, ça a servi le film, car le résultat final est tout à fait différent.
Car en effet, le cinéma vérité vanté dans les bandes annonces ne dépassera pas le premier quart d'heure du film. De même que la présence des aliens n'est pas véritablement le sujet principal du film. Ce dernier débute sous la forme d'un documentaire suivant le transfert du camp de réfugiés aliens. Et ce qui s'avérait une idée assez alléchante dans les trailers nous fait, au départ, quelque peu déchanter. Le tout s'enchaîne de manière extrêmement brouillonne, avec des scènes très courtes, très agitées, rendant tout cela pénible à suivre, presque épuisant, comme si l'histoire allait trop vite pour nous. La promesse de l'idée originale était en train de perdre pied. Mais à la fin de ce premier quart d'heure, la forme du documentaire est totalement abandonnée, pour laisser place à un film plus classique. Mais avec quelle maîtrise.
Ce changement s'opère dès lors que Wikus est contaminé. Exit alors les interviews des intervenants de l'affaire, et le suivi de ce camp très particulier, on suivra désormais les malheureuses péripéties de cet anti-héros et des liens qu'il va tisser avec certains de ces habitants. Le rythme frénétique décrit pour le premier quart d'heure du film ne va pas ralentir, mais va devenir plus limpide, nous laisant finalement grimper dans le train en marche. Et quel bonheur cela va être. Car si en effet, l'histoire s'avère assez classique (on en déplorera même quelques lourds clichés comme des relations pères fils parfois larmoyantes (même avec des aliens, le résultat est le même qu'avec des humains), ou l'image finale...), la réalisation ne fait que remarquablement la servir. Le film soutient une tension permanente que le spectateur se prend en pleine face, et qui ne la lâchera plus jusqu'au dénouement. L'action monte crescendo et nous fait véritablement vivre cette chasse à l'homme comme si nous y étions plongé en plein coeur. Le fait que Wikus soit un mec un peu manche , un véritable anti-héros, renforce cet attachement du spectateur. Le point d'orgue de cette avalanche de frénésie sera la course poursuite finale, véritablement jouissive.
Pour un premier essai sur grand écran, celui de Neil Blomkamp est largement transformé, nous servant là un film de science fiction et d'action de haute volée. Certains y retiendront le message humanitaire de celui-ci, mais il est tellement surligné qu'au final ce n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant. On retiendra vraiment toute cette frénésie d'action trépidante et variée qui accroche le spectateur de bout en bout. A mettre véritablement entre toutes les mains, même à ceux que le genre "film d'extra-terrestre" rebute, traumatisés par Independance Day, car le film est assez malin pour ne pas se concentrer uniquement sur cet aspect. Le film n'est pas parfait (on regrettera vraiment ce début d'une lourdeur chaotique), mais nous envoie des jets constamment en pleine face comme un manège lancé à pleine vitesse. Bref, au cas où vous ne l'auriez pas compris, ce film n'est certes pas ce qu'on appelle un bijou, ou un chef d'oeuvre, mais une telle avalanche d'action jouissive et un divertissement d'une telle qualité fait qu'il marquera durablement les esprits.
Les + :
- Complètement jouissif.
- De l'action à n'en plus finir et très variée.
- Des personnages attachants.
- La course poursuite finale!
- Un postulat de base assez original...
Les - :
- ... mais au final traité de manière assez classique.
- Un début assez lourd.
- Des clichés sentimentaux.
- Un doublage assez médiocre.
District 9: un film de Neil Blomkamp.
Genre: E.T. se vénère
Durée: 1h50
Avec : Sharlto Copley (Wikus Van Der Merwe), David James (Koobus), Jason Cope (Christopher), William Allen Young (Dirk Michaels), Robert Hopps (Ross Pienaar)...
TOUS PUBLICS
Genre: E.T. se vénère
Durée: 1h50
Avec : Sharlto Copley (Wikus Van Der Merwe), David James (Koobus), Jason Cope (Christopher), William Allen Young (Dirk Michaels), Robert Hopps (Ross Pienaar)...
TOUS PUBLICS


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